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    Démontage et révision des moteurs, ASP 61, OS MAX 46, OS 50;

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    Démontage et révision des moteurs, ASP 61, OS MAX 46, OS 50;

    Message par Invité le Dim 19 Jan 2014 - 11:22

    Pour ces 3 types de moteurs il existait un problème de fonctionnement. S'ils démarraient facilement, ils finissaient par caler dès qu'ils commençaient à chauffer. De plus à chaud on pouvait entendre un petit bruit de frottement signe que les roulements commençaient à rendre l'âme.
    Conclusion une expertise devait être menée, malgré le scepticisme des propriétaires desdits moteurs.
    Qui fût dit fût fait.
    Tout ces moteurs ont un certain nombre d'heures de vol et fonctionnent avec un carburant de fabrication locale à base de ricin, synthèse et méthanol. Certains ont toutefois employé du nitrométhane ou du carburant du commerce.
    En ce qui concerne le carburant du commerce (pour modèles réduits) j'ai fait une constatation depuis plus de 30 ans à savoir qu'il fonctionne très bien, ne salit pas les moteurs, mais à la fâcheuse tendance à dégrader rapidement  les roulements. Lorsque  l'on les remisent  en fin de saison, si l'on ne prend pas la précaution de huiler l'intérieur du moteur ( et encore ?) , en général , il faudra changer les roulements durant la saison suivante. Pourquoi ?;
    - La première chose qui est en cause est le méthanol. Il a la propriété d'absorber l'humidité (ERDF l'utilise pour assécher ses conduites de gaz).
    - L'huile de synthèse: Si elle ne salit pas le moteur et est incapable de supporter les plus hautes températures et brule dans le cylindre (elle cause des dépôts acides qui attaquent les roulements).
    - Le nitrométhane. Il apporte de l'oxygène au moteur, ce qui fait qu'en général l’impression ressentie est que le moteur est plus performant (c'est vrai dans certain cas), mais il a aussi un inconvénient, majeur : L'oxygène qui lui, favorise la corrosion.
    Notre carburant
    Il est beaucoup moins cher et plus simple a fabriquer. Il contient du méthanol, du ricin,et de la synthèse.
    Les propriétés de la synthèse et du méthanol ne changent pas, mais l’adjonction de l'huile de ricin apporte un plus dans la mesure ou elle est utilisée comme lubrifiant principal. Lors du remisage , elle produit un film protecteur sur toute les parties du moteur (c'est pourquoi en début de saison ils sont gommés). De plus cette huile supporte les très hautes température et ne brûle pas (on constate les traces sur le modèle qui se salit). Il y a très longtemps que l'on utilise cette huile en particulier en 1914 / 1918 sur les moteurs rotatifs qui ne peuvent fonctionner correctement sans cette huile. En bref utiliser cette huile n'est certes pas au goût du jour mais a l'avantage de  les préserver  (certains des miens ont plus de 30 années de fonctionnement sans incidents au niveau des roulements)
    (Voir sur le site le sujet sur le Focker DR 1 )
    Pour ce qui est du nitrométhane.
    Pour ma part, je n'en utilise que pour les moteurs 4 temps au minimum à 5 % et encore quand je peux m'en passer je le fais. Si le moteur est mal réglè ou qu'il présente des avaries interne le fait de mettre de la nitro n'ajoute rien. Au cas ou il faut de la performance, je préfère utiliser un plus gros moteur qui souffrira moins qu'un petit avec de la nitro ( affaire de goût car il y a des inconditionnels de ce comburant)
    Démontage de l'ASP 61 de Nico (il n'a jamais connu le nitrométhane ou très peu)
    Démontage de la culasse et du carter arrière
    Le carter ouvert laisse apparaitre la bielle , le vilebrequin et le roulement au fond
    Pour enlever le vilebrequin, il faut d'abord enlever la chemise et le piston en chauffant avec un décapeur thermique (ç'a sort tout seul quand c'est chaud)
    Le piston  un peu calaminé et sa bielle sur laquelle on appose une marque repérage pour le remontage dans le bon sens
    Pour sortir le vilebrequin, poser le moteur sur une cale en bois et frapper doucement sur le vilebrequin avec une autre cale en bois ou en plastique
    Sauf que là le cône étant particulièrement serré l'usage d'une presse est utile !
    Le vilebrequin ôté, on découvre le premier roulement avec sa couleur caractéristique (il est rouillé et calaminé)
    Pour sortir le roulement il faut chauffer le carter au décapeur. En tapotant sur une cale il descend tout seul !  
    Le vilebrequin est en bon état
    OS 46 MAX de Jérémy (le couvert)moteur ayant utilisé du carburant du commerce   
    Utiliser les mêmes procédures de démontage que précédemment
    Chemise extraite par chauffage du cylindre au décapeur.
    Le moteur est très propre mais a peu tourné .
    Le constat est le même, les roulements sont oxydés      

    OS 50 de Gilles (a fonctionné souvent avec de la nitro )  

    L'aspect du moteur est dû au nettoyage à l'aide de Décapfour ( pas bon du tout pour l'alu)
    Le piston est très encrassé par l'huile brûlée et les dépôts de calamine (il a souvent tourné à fort régime et a employé du nitro)
    Le constat est le même, roulements HS
    Conclusion et ce que l'on peut en déduire
    Tous les roulements sont hs au bout d'un certain temps plus ou moins long, selon que l'on emploie du carburant nitré avec de la synthèse, ou notre carburant basé sur le ricin.
    Pour ma part et par expérience, le carburant que je fabrique protège plus longtemps les roulements que le carburant du commerce mais Il a l’inconvénient de salir le modèle.
    Le fait d'employer du nitro accélère le processus, même si l'on songe à protéger le moteur en fin de saison en y ajoutant de l'huile de machine à coudre ou de moteur.
    Chacun verra midi à sa porte !  

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